Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi, avril 9 2008

DVD

Indiana Jones et les aventuriers de l'Arche Perdue




La série Benjamin Gates, tout en arrivant à attirer les spectateurs dans les salles (on se demande encore comment), n'a pas croulée sous les louanges. La comparaison avec le père spirituel de Benjamin Gates, c'est-à-dire Indiana Jones, apparait trop lourde à supporter.

Il est clair qu'Indiana Jones est LE personnage d'Harrison Ford, Indiana Jones étant un archéologue aventurier à mi-chemin entre John Rambo (pour sa faculté de prendre rapidement des décisions) et James Bond.

Les aventuriers de l'Arche Perdue possède un scénario solide même si celui-ci n'est pas un sommet de complexité : il s'agit simplement d'une chasse au trésor et de savoir qui parviendra à le découvrir en premier et à le garder. Les rebondissements arrivent de manière régulière au cours de l'histoire maintenant ainsi le spectateur en haleine tout au long du film.

Ce film n'est pas exempt de certains clichés propres au film d'action comme par exemple les méchants allemands, la jolie fille garçon manquée ... Mais tout ceci est bien vite oublier par les rires que nous procurent certaines scènes : les combats de rue entre Indiana et les autochtones (dont un en particulier dans les rues du Caire) ou encore la scène du début. Les répliques fusent et atteignent la plupart du temps leur objectif.

On pourra juste regretter le côté malédiction de la momie du final, d'autant plus que les effets spéciaux utilisés pour cette scène ont mal vieilli.

Les aventuriers de l'Arche Perdue reste un film vraiment plaisant et on comprend mieux qu'il risque d'être difficile, dans le genre, de faire mieux voire même aussi bien.


Et n'oublions pas bien sur la magnifique et cultissime musique de John Williams.

Stephen King

Un élève doué


large_268091.jpg

Deuxième nouvelle du recueil "Différentes saisons" celle-ci traite de la rencontre et des étranges relations qui vont unir un ancien nazi directeur d'un camp de la mort et un jeune garçon américain à la curiosité morbide ayant une fascination pour tout ce qui concerne l'Holocauste.

En ayant lu le résumé, on peut déjà avoir une idée du ton du bouquin. Cette nouvelle est nettement plus pessimiste, glauque et sombre que la précédente.

Dans une première partie, Todd Bowden le jeune garçon va tenter d'assouvir sa curiosité en faisant chanter Kurt Dussander l'ancien directeur du camp de Patin. Deux monstres vont alors s'opposer et il est difficile pour le lecteur de savoir qui est le plus horrible des deux.

Après la nouvelle connait quelques longueurs vers le milieu. L'histoire devient un peu répétitive et les élipses un peu trop fréquentes.

Mais l'auteur se rattrape dans la dernière partie avec un rebondissement qui aboutira au final quasi inévitable.

Une nouvelle plutôt bonne mais un peu longue. Un film pourrait être judicieux pour cette histoire : ça tombe bien Bryan Singer a déjà réalisé une adaptation de ce roman de Stephen King avec Ian McKellen (Kurt Dussander) et Brad Renfro (Todd Bowden). Ce film donne d'ailleurs à la nouvelle un côté encore plus morbide si l'on pense à la tragique disparition de Brad Renfro en janvier de cette année.

lundi, avril 7 2008

Stephen King

Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank


RitaHayworthWW2.jpg

1ère nouvelle du recueil de Stephen King "Différentes Saisons", Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank est plus connu pour son adaptation au cinéma : "Les évadés" de Frank Darabont.

Sans parler du film que vaut cette nouvelle ?

L'auteur par son narrateur, Red (Morgan Freeman dans le film), décrit l'univers carcéral mais surtout raconte la légende d'Andy Dufresne (Tim Robbins). Andy Dufresne est un jeune banquier accusé et jugé coupable du meurtre de sa femme et de l'amant de celle-ci. Mais ce n'est pas son crime qui fait de lui une sorte de mythe mais son attitude face à l'hostilité du milieu carcéral.

Cette nouvelle se lit vraiment facilement. C'est du en partie par l'impression de quasi confidence que nous donne le narrateur : le lecteur se sentira d'ailleurs plus proche de Red que d'Andy Dufresne. Dufresne représente l'espoir dans cette nouvelle optimiste, tout comme Rita Hayworth a pu être une forme d'espoir pour lui.

L'auteur, par cette nouvelle, critique la prison qui au lieu de travailler à la réinsertion des prisonniers, les enferme psychologiquement et les rend inutilisables pour la société. Mais même cette critique acerbe du milieu carcéral par l'auteur n'enlève pas le ton optimiste de la nouvelle.